International: Des dépêches sur une Eglise qui a la pêche!

Actualisée le 13.02.08 17:43


08/03/2001 USA: le champion du monde en rodéo est un méthodiste

Rodeoweltmeister Scott Mitchell, fotografiert von Walter Smith Scott Mitchell a une nouvelle boucle d'or à sa ceinture et 34 ' 870.43 dollars dans la poche de son jeans. Il est pour la "Rodeo Association 2000" le champion du monde du rodeo sans selle. Mitchell est membre de la "Lake Creek United Methodist Church" dans les parages de Cooper, Texas.Aux dires de son pasteur Stacey Smith, il est depuis cinq ans environ un chrétien confessant. Le cow-boy de 36 ans est membres à ce jour de la "First United Methodist Church" à Cooper.

 

Source: North Texas United Methodist Reporter

08/03/2001 Etats Unis: les fusillades à l'Ecole soulignent 'une réalité effrayante,' déclare l'Evêque

Pour l'Évêque Marie Ann Swenson placée à la tête de l'Église Evangélique Méthodiste (EEM) en Californie du Sud, les fusillades le 5 mars scolaires à Santee ont remis en mémoire la tragédie de Colombin survenue deux ans plus tôt, quand elle exerçait son ministère dans le Colorado.
"Ça joue sur les émotions," a-t-elle dit, en décrivant sa réaction aux fusillades du Lycée Santana. Ces meurtres et ces violences l'ont laissée complètement démunie et l'ont plongée pour longtemps dans une très grande souffrance.
"Je continue à penser que nos Ecoles et nos Eglises doivent être des endroits sûrs pour les gens," a-t-elle dit au Service de presse Evangélique Méthodiste (UMNS). "C'est effrayant de penser que les Ecoles ne sont plus des endroits suffisamment sûrs pour les enfants et les jeunes."
Swenson est à la tête de la Conférence Annuelle de Californie et du Pacifique (EEM), qui inclut la communauté de Santee, située près de San Diego. Il y a deux ans, elle exerçait son ministère au sein de la Conférence des Montagnes Rocheuses, quand deux garçons au Lycée Colombin de Littleton, Colo., a tué 13 personnes et en a blessé beaucoup plus avant de se suicider.
Un bizut de 15 ans, Charles Andrew, dit «Andy» Williams sera traduit en justice le 7 mars pour ses fusillades au Lycée Santana, qui a provoqué la mort de deux garçons et blessé 13 autres personnes.
Les pasteurs évangéliques méthodistes (EEM) de Santee, avec les autres communautés chrétiennes, se sont rendu immédiatement sur les lieux de la fusillade. Ils se sont proposés de conseiller et de soutenir les victimes et ont tenu des réunions de prière partout dans le secteur.
Les jeunes gens de plusieurs Eglises Evangéliques Méthodistes du secteur fréquentent le Lycée de Santana. Les grands-parents de Randy Gordon, un jeune de 17 ans qui a été tué, sont membres de la «San Carlos United Methodist Church» à San Diego.
Le 6 mars, Swenson s'est entretenue des fusillades avec son cabinet. Après quoi, elle a laissé son bureau de Pasadena pour entamer une retraite de deux jours avec les pasteurs pour convenir de la meilleure manière de soutenir les pasteurs dans le secteur de Santee et renforcer la communion fraternelle entre eux. La retraite eut lieu dans un camp dépendant de la Conférence près de San Diego.
Le pasteur de la dénomination le plus proche des lieux du drame était la pasteure Gwen Jones-Lurvey à la tête de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM) de Santee. Jones-Lurvey était à la maison quand elle a entendu dire qu'un incident était arrivé au Lycée Santana, deux blocs plus loin. Les hélicoptères survolaient le quartier et elle pouvait entendre des sirènes. En entendant ces coups de feu, sa première pensée a été de se dire qu'il lui fallait se rendre à l'école et y offrir ses services et dit-elle, 'pour voir si je pouvais montrer l'amour de Dieu d'une manière ou d'une autre dans cette situation.' Elle a pensé alors aux gosses qu'elle connaissait à «Santana High».
Dans les deux ou trois heures qui ont suivi, Jones-Lurvey a discuté sur place avec des étudiants, des parents et des fonctionnaires de la ville. Elle a passé presque tout le reste du temps au téléphone.
Ce soir-là, elle a animé une réunion de prière à l'Église de Santee. Parmi les quelques 70 participants figuraient des responsables de groupes de jeunes et beaucoup de jeunes gens, aussi bien que des croyants provenant de l'Armée du Salut ou d'autres Eglises autour de la zone. Le nom des victimes de ces coups de feu était rappelé à la mémoire des fidèles et le groupe a prié pour eux et leurs familles. Pendant cette réunion de 90 minutes, les gens ont aussi partagé les sentiments et les émotions qu'ils éprouvaient après ces évènements.
"Certains parents étaient tout aussi éperdus que bien des jeunes, bien que leurs enfants n'aient pas été blessés," laissait entendre Jones-Lurvey.
La réunion s'achèvera avec le chant «Amazing Grace» -'ô Grâce Étonnante"- suivi par "des accolades" et des rafraîchissements, a fait savoir la pasteure.
Le lendemain, Jones-Lurvey a célébré le culte habituel avec les quelques 60-70 étudiants de l'Église de Santee. Elle a souligné que dans les accès de colère il était important de parler à quelqu'un. 
Chacune des Eglises dans le secteur essaye d'accompagner les personnes traumatisées par les fusillades, déclare Swenson. Des pasteurs proposent aussi une relation d'aide, a-t-elle dit.
-Les choses se sont déjà passées de cette façon lors de la fusillade de Colombine.-
.... Pendant les premières heures et même bien après une telle tragédie, l'Eglise a "fait acte de présence, c'est là un ministère de valeur," a dit Benedett-Farmer. "C'est ce dont que les gens se souviennent." Des mois encore après les coups de feu de Colombine, il se trouvait des gens pour lui exprimer leur reconnaissance pour l'aide et le soutien offerts par les Eglises, a-t-elle ajouté.
Dans la situation de Colombine, Benedett-Farmer a reconnu qu'il était très important de prêter attention aux pasteurs et aux membres laïcs engagés en première ligne sur les fronts de la tragédie. On a apporté de l'aide et des conseils aux jeunes comme aux autres personnes impliquées dans les secours mais les responsables de l'église locale avaient aussi eu besoin de l'appui "à force de donner, de donner et de donner," a-t-elle dit.
"Ce que nous devons surtout faire, c'est de rester proches les uns des autres pendant cette période et de «marcher ensemble» à travers le chagrin, la douleur et la perte, pense-t-elle.
A tous ceux qui se portent volontaires pour aider d'une façon ou d'une autre, Swenson donne ce conseil : "l'important, c'est d'aimer les enfants et les jeunes gens de votre propre communauté et de leur prêter attention, c'est d'admettre que la situation est critique, chaque fois que les jeunes donnent l'impression de se perdre, de s'aliéner et de déprimer. Chaque jeune doit être capable de grandir dans un environnement d'amour, de soin et de compassion", a-t-elle ajouté.
... Jones-Lurvey a dit qu'il était important de prendre au sérieux les gens qui en menacent d'autres ou qui retournent ces menaces contre eux-mêmes. C'est un cri, un appel à l'aide et ils ont besoin de conseil. Il faut être attentif aux signes de dépression, de colère ou de difficultés que les amis pourraient éprouver et leur faire savoir qu'on les aime, recommande-t-elle. Comme un adolescent qui avait eu des pensées de suicide le lui avait dit, une accolade peut faire toute la différence.
Swenson a aussi souligné l'importance de ministères spécialisés pour les jeunes à tous les niveaux de l'Eglise, par des séminaires ou dans les communautés locales.
"Si vous y pensez, les gosses qui sont actifs dans leurs groupes de jeunes et les gosses qui font partie d'une communauté locale, eux ne s'adonnent pas à la violence", fait-elle remarquer. "Ce sont eux qui aident et réagissent positivement quand la violence arrive, alors que les gens qui s'adonnent à la violence sont aliénés, a-t-elle ajouté.
Jones-Lurvey a projeté de quitter la pastorale plus tôt pour être avec son groupe de jeunes de son Eglise le 7 mars pour son dîner hebdomadaire et son étude biblique. Les jeunes trouveraient de l'aide au cas où ils en ressentaient le besoin, elle en est persuadée.
Dans ses discussions avec des étudiants et des parents, Jones-Lurvey a dit qu'elle avait un message de base : "même dans les pires difficultés, Dieu est avec nous et nous fera passer à travers elles avec succès."

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*L'auteur de cet article est Tanton, journaliste auprès du Service de Presse évangélique Méthodiste.
Son édition remonte au 07 mars 2001

Source: United Methodist News Service

08/03/2001 Bangladesh et Sri Lanka: visite du secrétaire général du COE au Bangladesh et à Sri Lanka

La situation des minorités chrétiennes, le dialogue interreligieux, la lutte contre la violence, mais aussi les conséquences de la mondialisation telles que les changements climatiques et l'allégement de la dette figureront parmi les sujets abordés par le secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises (COE), le pasteur Konrad Raiser, lors de sa visite en République populaire du Bangladesh et à Sri Lanka, du 10 au 18 mars.
Dans une première étape de son voyage en Asie, le pasteur Raiser s'arrêtera tout d'abord au Bangladesh (du 10 au 14 mars), où il rencontrera les représentants du Conseil national des Eglises du Bangladesh (NCC) et des Eglises membres du COE.
Les chrétiens représentent 0.3% de la population du pays, qui compte 125 millions d'habitants, dont 88.3% sont de religion musulmane.
Des rencontres avec les représentants du Conseil chrétien national sont aussi inscrites au programme de la visite à Sri Lanka (du 14 au 18 mars). En dehors de cela, le pasteur Raiser participera à une réunion avec les responsables de la communauté bouddhiste de Sri Lanka, dans la ligne du dialogue que le Conseil chrétien national a récemment amorcé avec les bouddhistes et d'autres groupes religieux. Les discussions pourraient porter notamment sur les plaintes répétées formulées par les bouddhistes à propos des actions d'évangélisation des chrétiens. Une entrevue est également prévue avec le Premier ministre de Sri Lanka, Ratnasiri Wickremanayake, et d'autres membres du gouvernement.
L'Eglise de Sri Lanka et l'Eglise Méthodiste de Sri Lanka sont membres du COE, de même que le Conseil chrétien national de Sri Lanka, qui est conseil associé. Outre l'Eglise de Sri Lanka et l'Eglise Méthodiste, le Conseil chrétien national réunit les communautés baptistes, l'Armée du salut et les Eglises réformée et presbytérienne. Les chrétiens représentent environ 7.5% de la population de 18.5 millions d'habitants, à majorité bouddhiste.

Source: Ecumenical News International

05/03/2001 USA: élection du nouvel Evêque au bout du 17e tour

Der neugewählte Bischof Timothy Whitaker Hier matin, lors d'une une séance spéciale de la "Southeastern Jurisdictional Conference" de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM), Timothy Whitaker, 52 ans, a été élu comme successeur à l'Evêque Cornelius Henderson décédé en décembre.
Whitaker, jusqu'alors surintendant du district de Norfolk au sein de la Conférence Annuelle (CA) de la Virginie, n'a été élu qu'au bout du 17ème tour. Puisqu'il expliquait, après le deuxième tour de scrutin, vouloir refuser le poste, il semblait acquis que le futur Evêque serait choisi parmi les onze autre candidats en lice.
Mais une vingtaine de voix se porteront de nouveau sur lui au 14ème tour de scrutin et elles seront 395 voix au 17ème tour à se reporter sur lui à la surprise générale, 299 voix auraient suffi.
Whitaker est né à Vicksburg, Mississippi. Il a achevé ses études supérieures au «Millsaps College» Jackson, et à l'«Emory University». Il a dirigé des communautés de l'EEM dans les Etats fédéraux du Mississipi, de Georgie et de Virginie. Il a travaillé au sein de différentes commissions de l'Eglise et a écrit régulièrement dans les revues «Circuit Rider», «Richmond-Times Dispatch», «Mississippi United Methodist Advocate», «Virginia Advocate» et «The Christian Century». Dès le 2 avril, il aura la charge du diocèse de Floride.

Source: Newscope

05/03/2001 Une enquête le révèle: Accroissement du nombre de personnes qui, bien qu'ayant un emploi, restent empêtrées dans la pauvreté

La réforme de la sécurité sociale, alliée à l'économie dynamique de ces dernières années, a mené plus de gens à des emplois, mais ne les a pas nécessairement sortis de la pauvreté.
C'est la conclusion d'une enquête menée par le Conseil National des Eglises (NCC) et publiée le 15 février. Les données sont venues de 34 états, en grande partie de pastorales communautaires et de groupes religieux locaux qui offrent des services sociaux. 
L'objectif en était de déterminer dans quelle mesure le programme d'Aide temporaire aux familles dans le besoin (TANF), établi en 1996, le programme des bons alimentaires ainsi que l'Allocation forfaitaire d'aide et de développement en faveur de l'enfance ont été des instruments efficaces dans la lutte contre la pauvreté aux Etats-Unis. Ces programmes viendront à échéance en 2002 et devront être ré-autorisés par le Congrès.
Nombre de groupes liés aux Eglises ont travaillé ces cinq dernières années pour venir en aide à ceux qui ont été affectés par la réforme de la sécurité sociale. La Division féminine de la Commission pour la mission et la diaconie de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM), par exemple, a alloué plus de 1,5 millions de dollars à des programmes visant à aider des femmes et des enfants pauvres touchés par les changements du système de sécurité sociale.
L'enquête du NCC montre que dans l'ensemble, les personnes interrogées ont été plus négatives que positives à l'égard du TANF. Du côté positif, on note des avis approbateurs quant aux efforts faits dans certains états pour offrir des activités aidant les bénéficiaires à se préparer à un emploi et à le conserver, telles que l'alphabétisation, la formation professionnelle, des crédits d'impôt sur le revenu du travail, ainsi que quant à l'appui offert pour les soins aux enfants, Medicaid (assurance maladie), les bons alimentaires, les subsides au logement et au transport.
Du côté négatif, pratiquement toutes les personnes interrogées ont estimé que les délais et les contraintes du programme étaient trop rigoureux et ont condamné la décision du Congrès excluant du bénéfice de l'assistance les immigrés légaux et les personnes sans enfants.
"Il y a un large accord sur le fait que certains Etats ont des attentes irréalistes quant à la capacité des gens à travailler", relève l'enquête. "Nombre de ceux qui sont toujours dans le TANF ont encore besoin de beaucoup d'éducation, de formation et de soins médicaux avant d'être employables et il leur faudra plus de deux ans pour atteindre ce but".
A l'EEM Cookman, située dans un quartier du nord de Philadelphie où le taux de pauvreté est élevé et le taux de scolarisation au niveau secondaire bas, les modifications du système de sécurité sociale ont causé une profonde préoccupation.
Pour s'attaquer à ces problèmes, l'Eglise a reçu du gouvernement un financement de "choix charitable" en faveur du programme de son "ministère d'adaptation". Ce programme est centré sur une formation visant à préparer les étudiants à entrer en emploi et à leur développement professionnel. A côté de cours portant sur des sujets pratiques, tels l'obtention du diplôme d'éducation générale (GED) et la préparation à l'emploi, un cours d' "aptitudes à la vie" comprend des notions telles que l'estime de soi, la prise de décision et l'organisation de son temps. Des cours de direction spirituelle sont ouverts à ceux qui choisissent d'y participer.
"Nous sommes l'Eglise", a dit Donna Jones, pasteure de Cookman. "Nous nous occupons de l'aspect humain des choses et les gens savent que nous voulons vraiment les aider. Nous abordons ce programme sous un angle différent de celui des programmes gouvernementaux et cela suscite chez les participants un niveau de confiance différent."
72% des personnes interrogées ont déclaré que leurs organisations offrent une aide directe, telle que vivres, logement, conseils et aide sanitaire d'urgence, aux personnes nécessiteuses. Une vaste majorité - 94 % - a noté une croissance de la demande pour ces services depuis que TANF a été établi.
L'enquête n'avait pas pour objet de formuler des recommandations relatives à des mesures législatives ou à un plan stratégique. Mais de telles recommandations ont été discutées du 14 au 16 février, lors d'une consultation des communautés religieuses sur le ré-autorisation de TANF et des programmes associés.

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*Les éléments de cet article ont été fournis par Kelly Martini, membre du secrétariat de la Division féminine de la «Commission pour la mission et la diaconie» (EEM). 
Dépêche datée du 16 février 2001 / Original: anglais / Traduction: FS/05.03.01

Source: United Methodist News Service

05/03/2001 Commentaire: l'Eglise chrétienne doit aborder de front la question du racisme

À l'aube du 20ème siècle, W.E.B. DuBois a déclaré courageusement et prophétiquement que le problème du siècle serait celui de la discrimination raciale. Cent ans plus tard, le problème du racisme continue de meurtrir à la fois notre société et l'Eglise.
L'Amérique continue de se diversifier toujours plus. Dans les deux ou trois décennies à venir, il est probable qu'il n'y ait plus de majorité ethnique aux Etats-Unis. Cette diversité croissante met en évidence qu'une division raciale et culturelle se forme actuellement parmi nous. 
Lors de la dernière élection présidentielle, 90 % d'Afro-américains n'ont pas voté pour George W. Bush, alors qu'il a été capable de recueillir une majorité de voix dans l'électorat blanc. La ségrégation prévaut dans plus de 80 % de l'Amérique profonde, des écoles et de la majorité des Eglises Chrétiennes. On constate actuellement des disparités chez les Blancs et dans tous les autres groupes raciaux-ethniques au niveau de l'emploi, des revenus, de la richesse et de l'accès aux biens de consommation essentiels dans notre société.
Jusqu'ici, quand la sociologie se coltinait le problème racial, elle tâchait de préciser comment races et cultures différentes pouvaient coexister. Il était commun de débattre alors pour savoir si notre société devait se prendre sous l'angle racial et ethnique comme «une salade niçoise» ou comme une «salade russe». Cette approche peut se résumer à la question qu'a posée Rodney King, -ce jeune homme de couleur victime de la brutalité policière en Californie-: "pourquoi n'arrivons-nous pas à nous entendre?"
Le dilemme racial qui se pose à nous au 21e siècle est relativement complexe; c'est beaucoup plus qu'une affaire de tolérance et beaucoup plus que "d'arriver seulement à s'entendre ensemble." Le racisme doit être perçu comme un problème politique se présentant en des termes politiques. Cela ne veut pas dire que la théologie de l'Eglise - notre vision de l'intégration et de l'unité dans Christ - et notre approche sociale tout de nuances "pour arriver à l'entente collective" par-delà les cultures n'aient pas des choses à dire sur le racisme en Amérique d'une façon ou d'une autre. Mais le racisme est essentiellement un problème politique quelles que soient la forme qu'il prend et le lieu où il se manifeste.
La politique en Amérique est alignée de près sur l'économie et se concentre ainsi essentiellement sur la répartition des biens publics -qui a droit à quoi, quand, où et dans quelles limites-. Le débat politique, tel qu'il se pose aujourd'hui à tous les niveaux vise, à préciser comment distribuer et redistribuer les ressources. Dans notre société entrée dans le troisième millénaire, la politique cherche à contrôler le domaine public sur au moins six points essentiels: l'éducation, l'emploi, la Santé, le logement, la sécurité et la technologie.
Par conséquent, ... la politique doit être vue, perçue en termes d'économie et, en fin de compte, de race. La distribution et la redistribution des ressources de façon à améliorer la qualité de vie des ressortissants de tous les groupes raciaux et ethniques, voilà l'objectif d'une politique bien comprise si nous devons surmonter en tant que société le racisme au 21e siècle.
Ainsi, l'éradication du racisme en Amérique suppose que l'on règle des questions comme celles-ci: Comment assurons-nous une éducation de qualité à tous les enfants de chaque école dans tous les quartiers? Comment nous prenons-nous pour réduire le chômage, le sous-emploi et le non-emploi chez les ressortissants de certains groupes raciaux et ethniques? Comment assurons-nous un libre accès aux soins et un logement à tous les membres d'une même famille?
Comment faisons-nous de chaque quartier une communauté sûre - une communauté de 'shalom' - en éliminant tout esprit de haine et de meurtre, toute toxicomanie, toute forme de brutalité et de racisme chez la police et toute autre forme de comportements destructeurs et mortels? Que ferons-nous en tant que société pour permettre un libre accès aux nouvelles technologies - comme Internet - à tout individu, à chaque école et dans chaque maison?
Quand l'Eglise Chrétienne se coltine la politique de lutte contre le racisme, elle se réfèrera au souci théologique d'un Dieu qui vise le bien-être - le shalom - pour toute l'humanité. Dieu désire que nous cherchions à réduire les divisions parmi nous tant individuellement que collectivement, de façon à ce que que nous puissions découvrir la véritable paix, justice et unité par nos communautés de foi et d'action.

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L'auteur de ce commentaire, C. Anthony Hunt, est le directeur du «Northeastern Jurisdictional Multi-Ethnic Center for Ministry». Ce commentaire a été publié initialement dans «UMConnection», le journal de la Conférence Annuelle (CA) de Baltimore-Washington (EEM).
Les commentaires publiés par EEMNI ne représentent pas nécessairement la position officielle d'EEMNI ou de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM)
Ce commentaire est d'autant plus pertinent qu'aujourd'hui se tient à Paris un Colloque autour du thème de la violence en milieu scolaire et aux lendemains du lancement à Berlin par le COE de la «Décennie pour vaincre la violence».

Source: United Methodist News Service

01/03/2001 USA: ... et si la présidence du Conseil des Evêques était prolongée de plusieurs années

Bischof William B. Oden L'Evêque William Oden, président du Conseil des Evêques de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM) a exprimé le souhait lors d'un petit déjeuner devant des pasteurs à Dallas que la dénomination avait besoin que le président du Conseil des Evêques reste en poste plusieurs années d'affilée.
L'actuel Comité Exécutif formé de 18 personnes a décidé à l'unanimité d'examiner la nécessité d'un tel poste. Jusqu'à maintenant, le président du Conseil des Evêques est élu à chaque fois pour un an. On a essayé à plusieurs reprises dans les années 1968-1991 d'allonger cette période d'activité. Lors du dernier vote, il n'a manqué que deux voix. L'Evêque Oden informait que dans d'autres dénominations comme par exemple dans l'Eglise Episcopalienne ou encore dans l'Eglise Evangélique Luthérienne d'Amérique, la présidence d'un Conseil d'Evêques dépasse la durée d'un an.

Source: United Methodist Reporter

01/03/2001 Etats Unis: une nation soumise à un siège

(Les commentaires relayés par EEMNI ne représentent pas nécessairement les opinions et la ligne officielle de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM).) Voici en quels termes le pasteur Alex Awad commente la situation présente des Palestiniens: L'Etat hébreu impose un bouclage des Territoires Palestiniens en représailles à l'Intifada à laquelle se livrent ses habitants. Le pasteur Alex Awad et sa femme, Brenda, sont des missionnaires engagés avec la «Commission pour la mission et la diaconie» (EEM) auprès du «Bethlehem Bible College» et auprès de l'«East Jerusalem Baptist Church». Après six ans de demandes répétées au gouvernement israélien, Awad, américain palestinien, a reçu en 1995 un visa officiel pour son travail de missionnaire.

Dix hommes palestiniens étaient debout près d'un mur situé au point de contrôle israélien du nord de Bethléem. Je ne voyais pas leurs visages parce que les soldats israéliens leur avaient fait tourner le dos face contre le mur et les bras levés. La seule faute de ces hommes de 25 à 35 ans avait été de sortir de Bethléem pour aller faire leur journée de travail à Jérusalem à cinq miles de distance. Cependant, ils ont été arrêtés avant de pouvoir revenir chez eux à Bethléem.
Quand je suis passé à mon tour au point de contrôle, j'ai montré mon passeport américain. Le soldat m'a souri et m'a souhaité une agréable journée. Je suis passé par le point de contrôle sans avoir subi d'humiliation, mais ce dimanche soir j'ai continué à me demander ce qui était arrivé aux 10 hommes palestiniens. Combien de temps ont-ils dû rester les bras levés dehors dans la rue en cette nuit froide de février?
Ils étaient certainement plus chanceux que ces deux ouvriers du bâtiment palestiniens tués par des colons, alors qu'ils se rendaient vers une colonie de peuplement israélienne près de Bethléem et peut-être plus chanceux que ces autres palestiniens abattus brutalement par des soldats israéliens au moment où ils tentaient de passer par les champs. Certains, au lieu de rentrer à la maison le soir, ont dû passer cette nuit-là à l'hôpital pour y soigner leurs blessures.
On pourrait être témoin de telles scènes déchirantes aux faubourgs de chaque ville et village palestiniens. Les principales villes et cités palestiniennes ont été soumises à un bouclage assez strict durant les quatre derniers mois depuis le début de la dernière vague de violence. Ce sont approximativement 3 millions de personnes qui sont retenues prisonnières dans leurs villes et villages. On ne leur permet pas de voyager en Israël et on ne leur permet souvent pas de voyager dans d'autres villes palestiniennes. Dans quelques cas, comme à Hebron et à Beit Jala, les Palestiniens ne peuvent même pas voyager en voiture d'un endroit à l'autre dans la même ville.
Il faut alors se poser la question: est-ce que le bouclage des Territoires palestiniens constitue une mesure de sécurité ou est-ce que c'est un crime contre l'ensemble d'une population?
Les Israéliens prétendent que le bouclage est nécessaire pour faire cesser le terrorisme palestinien. En réalité, le bouclage augmente la haine, l'amertume et la défiance; il a pour effet d'augmenter les actes de violence et la vengeance et le nombre de victimes innocentes israéliennes et palestiniennes.
À maintes reprises, il a été prouvé que le bouclage des Territoires est une punition collective imposée à une population palestinienne qui n'est pas engagée dans des actes de vengeance et de violence contre les Israéliens. Les quelques Palestiniens projetant la violence contre Israël savent comment éviter les points de contrôle et les camps de l'armée et réussissent à pénétrer au coeur des villes israéliennes avec une habileté et une aisance peu communes. Le bouclage n'arrête pas les terroristes; ils empêchent seulement des travailleurs palestiniens d'arriver sur leurs lieux de travail. 
Le siège a des conséquences désastreuses sur tous les aspects de la vie palestinienne. Prenez, par exemple, ce qui se passe dans la ville d'Hébron. En raison de la présence de 100 familles juives dans cette ville, l'ensemble des 40,000 habitants palestiniens de la ville sont soumis à un couvre-feu strict. Cela signifie qu'aucun véhicule palestinien ne peut entrer ou sortir de la ville pendant le couvre-feu, pas même les ambulances censées transporter des Palestiniens malades dans un état critique ou gravement blessés.
Prenons l'exemple de Sawsan Ahmad Jaber, une femme palestinienne qui était dans le coma. Sa mère n'a pas pu trouver d'ambulance pour l'amener à l'hôpital, Jaber a donc été placée dans une benne à ordures et conduite sur des routes cahoteuses pendant des heures avant d'atteindre l'hôpital. Dans des circonstances normales, ce trajet jusqu'à l'hôpital n'aurait pris que cinq minutes. Jaber a reçu le traitement nécessaire, mais un autre citoyen d'Hebron n'a pas été aussi chanceux. Ahmed Abd Alkhader Sbitani, bien qu'il ait trouvé une ambulance pour l'amener à l'hôpital, est mort, parce que des soldats israéliens ont refusé de laisser passer le véhicule par le point de contrôle.
Le bouclage étrangle lentement la vie palestinienne dans tous ses aspects: économique, social, éducatif et même religieux.
Comme pasteur d'une Eglise à Jérusalem, je peux voir comment le bouclage des Territoires porte atteinte à la liberté religieuse. Le chrétiens palestiniens qui veulent suivre un culte à Jérusalem ne peuvent pas se permettre de croiser des points de contrôle israéliens pour se rendre à leurs églises. Le culte en langue arabe que nous avions le dimanche soir dans notre église a été supprimé, parce que les chrétiens palestiniens ne pouvaient pas venir de Bethléem ou de Ramallah pour le suivre. Seule une petite fraction de musulmans des territoires occupés qui essayent de venir adorer à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, passent par des points de contrôle israéliens.
Sil est un domaine où le siège a de fâcheuses répercussions, c'est celui de l'éducation des Palestiniens à tous les niveaux et particulièrement au niveau de l'enseignement primaire. Kawthar Salam, un journaliste d'Hébron, rapporte: "À partir d'aujourd'hui, 41 écoles sont fermées; trois de ces écoles ont été transformées en bases militaires. Depuis ces écoles, les soldats israéliens tirent des munitions à balle réelle, des balles en plastique et du gaz lacrymogène aux lanceurs de pierre palestiniens. Cela signifie que 14,000 étudiants palestiniens sont privés d'éducation. Ils restent maintenant dans leurs maisons qui ressemblent plutôt à des cellules de prison. Ces enfants souffrent d'un injustice. Mais ils reçoivent une autre forme d'éducation; les Israéliens leur apprennent la haine et la violence. Ce n'est pas bon pour nos enfants et ce n'est pas bon pour l'avenir de notre coexistence sur cette terre."
Au «Bethlehem Bible College» de Bethléem, où je suis le doyen des étudiants, nous suspendons ou annulons souvent les cours du soir, parce que les enseignants et des étudiants ne peuvent pas passer par les points de contrôle.
Le bouclage des Territoires vise en fait à casser la volonté des palestiniens et à leur imposer une autorité de poigne. De cette façon-là, les Israéliens cherchent à forcer les Palestiniens à faire d'importantes concessions dans les négociations de paix en cours. L'ensemble d'une nation est sévèrement punie et écrasée pour répondre à la volonté d'expansionnisme d'une autre nation.
La fermeture de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza est un crime qui doit être stoppé. La paix et la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens ne peuvent pas se réaliser aussi longtemps qu'une des parties est la geôlière de l'autre.
Les hommes et les femmes qui aspirent à la paix et à la justice sur cette terre doivent agir pour mettre un terme au bouclage des territoires palestiniens et prier pour que cesse cette terrible occupation.

Source: United Methodist News Service

01/03/2001 Huit programmes obtiendront des fonds pour la formation pastorale en Europe

On a convenu du financement pour huit programmes cherchant à développer le ministère pastoral en Europe Orientale et Centrale lors d'une rencontre à Zurich, Suisse, le 5 février dernier.
La réunion a été le première des quatre réunions annuelles projetées pour définir les programmes de formation théologique à soutenir en Europe postcommuniste.
Le Fonds pour l'Éducation Théologique en Europe postcommuniste a été approuvé par la Conférence Générale 2000 et fournira 3 millions de dollars à plusieurs programmes théologiques d'Europe de l'Est et Centrale pour le cycle 2001-2004. 
La «Commission pour la formation supérieure et le ministère» de l'EEM y consacrera 2 millions de dollars de ses propres fonds et l'autre million de dollars viendra de la Conférence Générale.
"L'Église Evangélique Méthodiste (EEM) en Europe postcommuniste n'a pas cessé de grandir, d'établir de nouvelles Eglises et d'atteindre les jeunes et les jeunes adultes avec l'Evangile avec un financement limité et dans un contexte de conflit et de guerre. Le besoin de cadres pastoraux dûment formés est urgent," ont admis les délégués de la Conférence Générale dans une résolution adoptée en mai dernier.
"L'Eglise en Europe postcommuniste connaît un développement tellement spectaculaire qu'il est urgent de mettre en place la formation des pasteurs au sein de cette Eglise émergeante,» a déclaré le pasteur Roger Ireson, responsable de la «Commission pour la formation supérieure et le ministère» basée à Nashville, Tenn. «Ce programme aidera les Facultés d'Europe postcommuniste à préparer une nouvelle génération de leaders chrétiens.»
Le comité de coordination du conseil de l'éducation théologique a rencontré l'Évêque Henri Bolleter et les représentants des programmes théologiques au Centre Méthodiste de Zurich.
"Si l'Eglise doit continuer à grandir dans des secteurs autrefois dominés par le communisme, la formation théologique de pasteurs et des responsables laïcs est essentielle," a dit le pasteur Robert Kohler, un des responsables chargé des anciens et des pasteurs locaux au sein de la Commission. "Le Fonds pour l'Éducation Théologique en Europe postcommuniste contribuera à développer le ministère pastoral en Europe Orientale et Centrale."
Voici les programmes qui recevront des fonds:

- «Russia United Methodist Theological Seminary», Moscou.
- «Baltic Methodist Theological Seminary», Tallinn.
- «Methodist Theological Seminary» en Pologne, Varsovie.
- Graz/Waiern Programme pour les Balkans.
- La Faculté de Théologie de Bulgarie
- la Faculté de Théologie en Macédoine.
- Le programme théologique à Prague, République Tchèque.
- «Slovakia Training» à Banska Bystrica.

"Ce fut un honneur d'échanger ensemble sur la formation des pasteurs destinés aux communautés d'Europe postcommuniste," a dit la pasteure Marie Ann Moman, un membre de la «Division du ministère ordonné». "Chaque école représentée autour de cette table assure chacune à sa manière la formation des pasteurs si nécessaire. Comme le relatent les dépêches, j'ai senti une collégialité croissante entre partenaires."

Source: United Methodist News Service

01/03/2001 USA: New York: le nouveau responsable méthodiste renforcera le sens de la famille à travers le monde

Le secrétaire général entrant du «Conseil Méthodiste Mondial» (WMC) projette d'étendre et de renforcer le sens Méthodiste "de la famille", alors que le Conseil entre dans un nouveau millénaire. "Le monde est en train de rétrécir," déclare George H. Freeman dans un interview qu'il a donné à l'agence ENI. George H. Freeman s'apprête à prendre ses fonctions à la tête du Conseil, à un moment où les Méthodistes vont tenir leur assemblée mondiale, en juillet 2001 à Brighton, Angleterre.
"Il est important que nous comprenions que quand nous vivons le culte le dimanche matin, d'autres gens de notre tradition en font de même dans le monde entier." Freeman est un ministre ordonné au sein de l'Église Evangélique Méthodiste (EEM), une des dénominations Protestantes les plus grandes aux Etats-Unis.

Source: Ecumenical News International

01/03/2001 Debout au point du jour pour la Journée mondiale de prière

Tenniker Kirche Un groupe de femmes suisses invite à prier le 2 mars en même temps qu'à Samoa. A l'occasion de la Journée mondiale de prière de cette année, les cloches appelant au culte sonneront peu après 6 heures du soir à Samoa - et à l'aube du même jour à Tenniken (Bâle-Campagne, Suisse).
L'idée de la Journée mondiale de prière est déjà ancienne. C'est en 1927 qu'un mouvement féminin se donna pour objectif de parvenir à une coopération équitable entre femmes du monde entier. Depuis, une journée oecuménique mondiale de prière est célébrée chaque année, le même jour - le premier vendredi de mars. Une liturgie, préparée chaque année par des femmes d'un autre pays, sert de fil conducteur.
Des réunions ont lieu dans 92 pays et d'innombrables communautés locales; les préoccupations d'un pays particulier deviennent les sujets de prière du monde entier et suscitent une action de solidarité à l'échelon de la planète. Cette année, ce sont les femmes de Samoa occidental qui invitent à apprendre à connaître leur pays et leur culture. Ce sont des femmes de cet archipel situé dans le Pacifique, près de la ligne de changement de date, qui ont préparé la liturgie de la Journée mondiale de prière.
Un groupe de femmes de la commune de Tenniken (Bâle-Campagne) a décidé de célébrer son culte en même temps que les Samoanes. C'est pourquoi la Journée mondiale de prière commencera à Tenniken avant l'aube, à 6 h.15, dans le choeur de l'église du village. Les participants au culte seront ainsi associés à la population de Samoa occidental, qui est appelée au même moment - il sera là-bas 18 h.15 locales - à la prière du soir quotidienne.
Pendant le culte, on lira et chantera ensemble les prières et les chants samoans. Ensuite, l'assistance se rendra au presbytère pour le petit-déjeuner.
La collecte est destinée à la formation professionnelle de femmes des pays défavorisés et, en particulier, à aider des femmes de Samoa. 
Samoa se compose de deux îles principales et de plusieurs petites îles. Le climat y est très chaud. Ces îles sont d'une beauté extraordinaire; elles sont couvertes de forêts uniques et abritent une faune et une flore intéressantes. Les Samoans ont la réputation d'être parmi les peuples les plus hospitaliers du monde. 
La majorité des habitants réside dans des villages traditionnels et conserve depuis des siècles les usages et les traditions léguées par les ancêtres. La Constitution du pays stipule que "Samoa est fondé sur Dieu".
La religion est un élément constitutif de la vie quotidienne. Les chrétiens - protestants, catholiques, méthodistes et membres d'autres communautés chrétiennes - forment 97 pour cent de la population.

Source: Béatrice Blazek - Service réformé de presse - Netzpress

01/03/2001 Suisse: Journée mondiale de prière 2001 - Une Samoane à l'EEM de Genève

Paraphrasant André Frossard, auteur de "Dieu existe, je l'ai rencontré", les femmes de l'EEM Genève peuvent maintenant dire: les Samoanes existent, nous en avons rencontré une.
Chacune/chacun sait, ou devrait savoir, que cette année, ce sont les femmes de Samoa qui ont préparé la liturgie de la Journée mondiale de prière (JMP) du 2 mars prochain.
Mais encore ? Les femmes EEM de Genève ont voulu en savoir plus. Mais où dénicher une Samoane pouvant leur parler de son pays ? L'une des Genevoises, qui avait été membre de la Commission oecuménique gérant une partie de l'argent récolté lors de la JMP pour accorder des bourses d'études à des femmes d'outre-mer, s'adressa à la secrétaire de cette Commission, elle-même ancienne missionnaire en Polynésie (Pacifique).
Oui, à sa connaissance, il y a une seule Samoane en Suisse, une ancienne boursière de la JMP, dont le mari, un pasteur samoan, enseigne à l'Institut oecuménique de Bossey, près de Genève. Rendez-vous fut pris aussitôt, une rencontre s'ensuivit et Mme Tansala Talapussi accepta très aimablement de venir parler, en français, aux femmes EEM.
Du coup, l'assistance à la soirée bondit au double de la fréquentation habituelle et 5 femmes d'autres églises, membres du comité local de la JMP se joignirent aux femmes EEM pour une rencontre très chaleureuse. C'est donc bien informées et fortement motivées par cette rencontre véritablement unique que les femmes de Genève-Onex vont participer à la prochaine Journée mondiale de prière.

Source: Frédy Schmid / 25.02.01