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EEMNI - 20.11.2014   Retour à l'aperçu

CPDH: 25 ans de la convention internationale des droits de l’enfant et après …

[Credits] Il y a 25 ans, le monde a fait une promesse aux enfants : faire tout ce qui est possible pour affirmer, protéger et promouvoir leurs droits – droit de survivre et grandir, apprendre et s’épanouir, faire entendre leurs voix et bénéficier d’une protection particulière.

Qu’en est-il depuis ?


- La mortalité infantile (moins de 5 ans) a été réduite de près de 50%
- Deux fois plus d’enfants de moins de 11 ans sont désormais scolarisés
- 2,3 milliards de personnes supplémentaires ont accès à une source sûre d’eau potable
- Le nombre de cas de polio a diminué de plus de 99%
- La part de personnes vivant avec moins de 1€/jour est passé de 47% à 20%
- Depuis 2000, le nombre d’enfants forcés de travailler a chuté d’1/3

Malheureusement, aujourd’hui encore…

- 168 millions d’enfants sont forcés de travailler
- 230 millions d’enfants de moins de 5 ans n’ont pas été enregistrés à la naissance ; privés d’accès à la santé, à l’éducation et aux services sociaux de base, ils peuvent aussi être les victimes de trafics ou d’abus

Source : chiffres UNICEF

Prier :
- soyons reconnaissants pour les progrès réalisés et auxquels tant d’organisations chrétiennes contribuent jour après jour.

Agir :
- avec le SEL, et pour 16 € par mois, nous pouvons aider un enfant à avoir une alimentation saine et équilibrée http://xrgl.mjt.lu/link/xrgl/ti5mjyy/3/HdpdZ4e2Qod4ReVVT-gaRQ/aHR0cDovL3d3dy5zZWxmcmFuY2Uub3JnL2luZGV4LnBocD9pZD1zb3V0aWVuLWFsaW1lbnRhaXJl

La famille, unité fondamentale de la société.

Relisons ensemble le préambule de la convention internationale des droits de l’enfant :

« Convaincus que la famille, unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté,
Reconnaissant que l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension,

Ayant à l'esprit que la nécessité d'accorder une protection spéciale à l'enfant … » les membres de l’assemblées Générale des Nations Unies ont adopté, le 20 novembre 1989, le texte actuel de la convention (téléchargeable ici).

A cette lecture on se demande si la France se souvient avoir un jour ratifié cette convention ! Car en la matière, à en croire la consultation réalisée en 2014 par l’UNICEF, le constat est inquiétant : ( « adolescents en France, le grand malaise ») : « Les difficultés rencontrées par les 6-18 ans se traduisent par des souffrances psychologiques chez un peu plus de 36 % d’entre eux. Là encore le niveau de privation, la qualité de l’environnement dans le quartier ainsi que le profil familial aggravent la situation. Selon les répondants, la souffrance psychologique augmente aussi avec l’âge et frappe particulièrement les plus de 15 ans (43,3 %) ». Faisons simple : la pauvreté, le lieu de vie et « le profil familial », pèsent lourd dans le mal-être de nos jeunes. « Une séparation ou un divorce sont rarement vécus comme une promenade de santé et si les parents peuvent reconstruire leur existence sur des bases nouvelles, les enfants se retrouvent comme orphelins d’un noyau familial éclaté »[1].

Nous devons bien sûr nous « examiner nous-mêmes », comme le recommande le Bible (1 Corinthiens 11 v. 31), et il nous appartient premièrement d’avoir des actes conformes à ce que nous professons. J’ai noté récemment dans « TGV magazine », une petite phrase du comédien Omar SY qui en dit long à ce sujet : « Mon père m’a dit beaucoup de choses, mais finalement ce qui reste c’est ce qu’il a fait ! ».

Que dire des politiques publiques actuelles ?

De nombreuses associations familiales tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme – à propos du partage obligatoire du congé parental, l’Union Nationale des Associations familiales dénonce « une mesure d’économie déguisée en mesure d’égalité »[2] -, car les réformes engagées par le gouvernement français, viennent fragiliser la famille, « unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres et en particulier des enfants ». Les politiques publiques devraient aider les parents à tenir bon ensemble, avec leurs enfants. Rogner le congé parental, de manière dogmatique, n’est pas une avancée sociale. L’urgence c’est une fois encore à la construction et non pas à la destruction, à la consolidation et non pas à la fragilisation. Tous les « modèles familiaux » ne se valent pas (vous aurez remarqué que les médias en parlent au pluriel ce qui signifie qu’il n’y a pour eux plus de modèle du tout) ! De la loi Taubira à la loi pour « l’égalité entre les femmes et les hommes », qui a modifié la prise du congé parental, on a bien du mal à comprendre où est l’intérêt supérieurdes enfants dans tout ça ! Encore une notion mise en avant par la « convention internationale des droits de l’enfant » qu’il va décidément falloir mettre en œuvre et l’année des 25 ans de cette convention nous fournira l’occasion d’insister là-dessus !

Franck MEYER
Président du CPDH

[1] « La famille : affaire privée et publique », Evelyne Sullerot et Michel Godet. La documentation française, p. 234 (éd. 2007).

[2] UNAF, communiqué du 8 septembre 2014 : http://xrgl.mjt.lu/link/xrgl/ti5mjyy/6/0OvkwM5tRZiIc1bcQIqw_w/aHR0cDovL3d3dy51bmFmLmZyL3NwaXAucGhwP2FydGljbGUxNzY3NQ

Prier :

- pour les associations familiales de notre pays et pour les associations familiales protestantes (AFP) en particulier (http://xrgl.mjt.lu/link/xrgl/ti5mjyy/7/LC5ZiyOMeyNrSutyBrWwCA/aHR0cDovL3d3dy5hZnAtZmVkZXJhdGlvbi5vcmcv). Les AFP auront leur assemblée générale le 6 décembre 2014, que Dieu les inspire dans leurs interventions auprès des pouvoirs publiques et dans le soutien quotidien qu’elles apportent aux familles, au nom de Jésus-Christ.

- pour les sénateurs qui se sont mobilisés contre la suppression de l’universalité des allocations familiales et qui appartiennent aussi bien à l'opposition comme Caroline Cayeux ou Fabienne Kieffer qu'à la majorité gouvernementale comme Marie-Noëlle Lienemann.

Agir :

- des associations regroupées au sein du « collectif des familles plumées » appellent à manifester devant les préfectures, dimanche 23 novembre (pour en savoir plus : http://xrgl.mjt.lu/link/xrgl/ti5mjyy/8/Wk0UGh_zqYzr9AxLeVxQJQ/aHR0cDovL2xlc2ZhbWlsbGVzcGx1bWVlcy5mci8).
Julie Graziani, qui est porte parole de ce collectif et du collectif « ensemble pour le bien commun », est une personne raisonnable et elle est intervenue de manière très juste dans l’émission télévisée « des paroles et des actes », face à Alain Juppé.

A voir absolument :
http://xrgl.mjt.lu/link/xrgl/ti5mjyy/9/6mn78UMLEjZx8C4SBTey_Q/aHR0cHM6Ly93d3cueW91dHViZS5jb20vd2F0Y2g_dj1RbXVmU0dJRjFiZw


Source: CPDH Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine

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