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EEMNI - 11.12.2013   Retour à l'aperçu

Le président du Conseil méthodiste mondial prononce le sermon à la cérémonie commémorative de Mandela

umc[Credits] Les grands leaders comme Nelson Mandela ne meurent pas, mais « vivent dans les cœurs et les esprits des gens », a rappelé un pasteur méthodiste d'Afrique du Sud au monde entier durant la cérémonie commémorative du 10 décembre au même stade de Soweto où Nelson Mandela avait parlé devant 80 000 personnes après sa sortie de prison en 1990.

« (Dieu) nous a donné un homme qui a hardiment proclamé qu'un autre monde était possible», a déclaré le révérend Ivan Abrahams, président à ce jour du Conseil méthodiste mondial, basé à Lake Junaluska, Caroline du Nord.

« Il se démarquera dans l'histoire comme un phare et une lumière, une étoile polaire qui va inspirer de nombreuses générations à venir ».
Il a prononcé son sermon juste après le discours du président américain Barack Obama.

L'ancien évêque président de l'Eglise méthodiste d'Afrique australe a offert ses "sincères condoléances" à la famille Mandela. «Nous vous devons tous une dette de gratitude sincère, parce que vous avez accepté de partager votre mari, père, grand-père et grand-père avec nous et avec le monde.

« Ce qui nous amène ici aujourd'hui n'est pas tant le chagrin que l'amour», a souligné Abrahams. Le crépuscule de la vie de Madiba était aussi extraordinaire que sa vie elle-même. Il a pleinement mené sa vie ».

Des millions de Sud-Africains et les gens du monde entier se sont réunis pour honorer l'un des grands hommes d'Etat du siècle, dit-il. Remerciant Dieu, Abrahams dit: «Tu nous as donné l'ami de tous et l'ennemi de personne ».

De 2005-2011, Abrahams a été co-président du Forum national des leaders religieux, créé comme un partenariat pour travailler avec Mandela dans la transformation de la société sud-africaine. Il a estimé que le forum faisait partie de l'héritage de Mandela.
Il y a très peu de pays, a-t-il souligné dans un article UMNS consacré au 95e anniversaire de Mandela en juillet dernier, « où au moins deux fois par an les leaders religieux de toutes les confessions et traditions rencontrent le président et son cabinet pour aborder diverses questions politiques ».

Alors que la pluie continuait de tomber sur le Stade de Soweto, également connu sous le nom de Stade Soccer City, Abrahams se réfère brièvement dans son sermon à «l'une des histoires les plus remarquables» enregistrées dans les textes sacrés des chrétiens, juifs et musulmans, l'histoire du prophète Elie .

À la fin de sa vie sur terre, le prophète Elie s’approche de la rivière du Jourdain, selon l'Écriture. Il retrousse son manteau et frappe l'eau, qui s'écarta de part et d'autre et tout à coup apparaît un char de feu tiré par un cheval de feu et Elie est enlevé au ciel.

Ensuite, le manteau d'Elie tombe au sol et est pris par un disciple plus jeune appelé Elisée, qui a demandé à Elie avant son départ la grâce d’hériter d’ « une double portion de ton esprit ».

Tout comme Elie a pris en âme et conscience la décision de prendre le manteau de l'autorité prophétique, ceux qui viennent après Mandela doivent à leur tour prendre la même décision, a-t-il déclaré.

« Alors que d'autres se contentent de relire son histoire dans les années à venir, nous, nous sommes ses héritiers », a déclaré Abrahams. «Nous sommes les messagers de l'espoir pour l'avenir. Il nous est donné le rare privilège de retransmettre son héritage. Son manteau est tombé et il est entre nos mains ».

Cet héritage, a-t-il ajouté, implique un sacrifice et un service désintéressés ainsi que la capacité d’«aller de l'avant dans la foi ».
Abrahams a cité la dernière strophe du célèbre poème de Rudyard Kipling «Tu seras un Homme, mon fils» comme un hommage à Mandela.

Si t'adressant aux foules tu gardes ta vertu ;
Si, fréquentant les Rois, tu sais rester toi-même,
Si ton plus cher ami, si ton pire ennemi
Sont tous deux impuissants à te blesser au cœur,
Si tout homme avec toi compte sans trop compter ;
Si tu sais mettre en la minute inexorable
Exactement pesées les soixante secondes
Alors la Terre est tienne et tout ce qu'elle porte
Et mieux encore tu seras un homme mon fils !


Traduction de Germaine Bernard-Cherchevsky (1942)

Abrahams a ajusté la dernière ligne par ces mots: « Et - mieux encore - tu seras Nelson Mandela, mon fils! »

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Source: United Methodist News Service / npr / enca.com / eemni

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