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EEMNI - 08.09.2006   Retour à l'aperçu

COE: prises de position du Comité central en matière de politique étrangère

[Credits] DÉCLARATIONS DU COMITÉ CENTRAL SUR L'OUGANDA, LE SRI LANKA, LES PHILIPPINES, LE MOYEN ORIENT, LE SOUDAN, LE KOSOVO ET LE VIH/SIDA

Le comité central du Conseil Oecuménique des Eglises, réuni à Genève du 30 août au 6 septembre, s'est prononcé sur plusieurs sujets d'actualité. Parmi eux, la situation difficile des enfants, notamment au nord de l'Ouganda, les hostilités au Sri Lanka, les exécutions extrajudiciaires aux Philippines, et l'action des Eglises face au VIH / Sida.

Ouganda


Dans une déclaration sur "la situation difficile des enfants dans les conflits", avec un accent particulier sur le nord de l'Ouganda, le comité central a condamné les atrocités commises par le LRA (armée de résistance du Seigneur) et l'a invité, "à respecter les termes du cessez-le-feu et à renoncer à tous les actes de violence, en particulier les enlèvements". D'une manière générale, il relève que les enfants doivent être protégés des violences, et que des plans concrets de réintégration des enfants soldats sont à développer.

Sri Lanka

Le comité central s'est également prononcé au sujet du Sri Lanka, en appelant son gouvernement ainsi que les "tigres de libération de l'Eelam tamoul" à respecter les termes de l'accord de paix de 2002. Les 150 délégués des 348 Eglises membres du COE ont exigé une cessation immédiate des hostilités et une reprise des négociations de paix.

Philippines

Dans une autre déclaration, le comité central condamne les exécutions extrajudiciaires aux Philippines, dont plus de 740 personnes ont été victimes depuis 2001. Ces exécutions visent principalement des gens qui ont travaillé avec les pauvres, des journalistes, des juristes, des défenseurs des droits de l'homme, ainsi que 21 personnes travaillant pour des Eglises. Au cours des douze derniers mois, la situation s'est fortement dégradée. Le comité central demande au gouvernement de dissoudre les "escadrons de la mort" ainsi que les milices privées et paramilitaires.

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UN NOUVEAU FORUM POUR JOINDRE LES EFFORTS DE PAIX AU MOYEN ORIENT

Le comité central du Conseil œcuménique des Eglises, qui se tient du 31 au 6 septembre 2006 à Genève, s'est exprimé au sujet de la situation au Liban et au nord d'Israël. Dans une importante déclaration, le comité central du COE a entériné les propositions d'établir une initiative globale de promotion de la paix au Moyen-Orient et s'est à nouveau alarmé des conséquences humanitaires dramatiques et des accusations de violations du droit international durant la récente guerre au Liban et au nord d'Israël.


Dans une "déclaration sur la guerre au Liban et au nord d'Israël: action œcuménique pour la paix au Moyen Orient", les membres du comité central ont approuvé la création d'un forum œcuménique Palestine/Israël sous les auspices du COE. Ce forum "pourrait rassembler et coordonner les actions anciennes et nouvelles des Eglises en faveur de la paix", viser à mettre fin à l'occupation illégale des territoires palestiniens, en accord avec les résolutions des Nations Unis, et manifester que "l'engagement inter-religieux en faveur de la paix est au service de tous les peuples cette région".

La déclaration poursuit : "les Eglises, d'autres groupes de la société civile et un certain nombre de gouvernements désirent ardemment assister à un nouvel engagement de la communauté internationale en faveur d'une résolution pacifique et équitable du conflit au Liban et de ceux liés au Moyen Orient. (…) Puisse une communauté œcuménique, unie dans la prière et dans l'action, apporter une contribution nouvelle et substantielle à la paix dans la justice au Moyen Orient".

La création de ce forum avait été proposée par le secrétaire général du COE le pasteur Samuel Kobia dans son rapport au comité central. A cette occasion, il avait aussi déclaré son intention de se rendre personnellement dans la région avant la fin de l'année.

La déclaration fait suite au rapport remis par la délégation œcuménique auprès des Eglises du Liban, de Palestine et d'Israël qui s'est rendue à Beyrouth et à Jérusalem en juillet dernier ainsi qu'à la poignante intervention du ministre libanais Tarek Mitri devant le comité central du COE.

Exprimant "son indignation et sa profonde peine devant les souffrances et les pertes en vies humaines infligées aux personnes dans l'ensemble du Liban et dans les régions voisines d'Israël", le comité central se dit "effrayé de constater les violations du droit international des conflits armés (…) et l'incapacité de la communauté internationale à assurer la protection des civiles".

Le comité central appelle à un cessez-le-feu durable et inconditionnel, ainsi qu'à une levée du blocus imposé au Liban.

Il presse les Nations Unies d'initier une enquête internationale afin de faire le jour sur les violations du droit humanitaire international durant le récent conflit. Il demande que les personnes détenues dans les deux camps soient libérées ou jugées selon les normes internationales.

Egalement au sujet du Moyen Orient, le comité des questions d'actualité a exprimé sa préoccupation devant la non reconnaissance par le gouvernement israélien, de l'élection du patriarche Theophilos III à la tête de l'Eglise Grecque orthodoxe de Jérusalem, qui empêche l'Eglise de faire face à ses obligations légales.


LES EGLISES APPELÉES À S'ENGAGER DAVANTAGE AU MOYEN-ORIENT


Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises, le Pasteur Samuel Kobia a proposé la mise en place d'un Forum œcuménique Israël/Palestine.


Dans son rapport présenté à l'occasion de la réunion du Comité central du COE qui se réunit à Genève du 30 août au 6 septembre, Samuel Kobia a proposé la mise en place d'un Forum œcuménique Israël/Palestine qui pourrait être un espace de coordination et de recherche de solutions justes basées sur des principes moraux et théologiques et qui puisse faciliter la mise en œuvre des recommandations et influencer ensuite le processus politique.

Il a indiqué que "Nous devons approfondir notre analyse et nos engagements concernant des problèmes complexes - comme le "droit de retour", le souci légitime d'Israël pour sa sécurité et la pleine reconnaissance de son existence dans des frontières acceptables par tous -, problèmes qui ont fait obstacle aux processus de paix antérieurs."

Les propos de Samuel Kobia ont été chaleureusement accueillis par le Comité central, ils ont été également relayés par le Pasteur Jean Arnold de Clermont qui a relaté brièvement la visite pastorale qu'il a récemment effectuée à la tête d'une délégation du COE auprès des Eglises du Liban, de Palestine et d'Israël. Jean Arnold de Clermont demande que les Eglises aient le courage de s'engager et d'agir ensemble. En tant que président de la Conférence des Eglises européennes, il a instamment prié le Comité central de répondre aux attentes et aux demandes des Eglises du Moyen-Orient et de leurs responsables, rappelant ce qui leur a été demandé sur place : "Ne vous contentez pas de prier, agissez !".

Il a indiqué également que les différentes communautés présentes au Liban ne pouvaient pas comprendre la manière dont l'action violente s'est exercée ces dernières semaines de manière indifférenciée sur l'ensemble du pays.

La première partie du rapport de Samuel Kobia était consacrée exclusivement au Moyen-Orient :
"Une fois encore, de nouvelles violences au Liban et dans le nord d'Israël et la violence permanente que constituent l'occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est par Israël, ainsi que celle de l'Irak par les armées sous le commandement des Etats-Unis, ont engendré des destructions et des souffrances inouïes".

"La question cruciale au sujet d'une paix durable et solide au Moyen-Orient est la suivante : quand et comment la communauté internationale fera-t-elle cesser l'occupation des terres arabes par les Israéliens, conformément au droit international et aux résolutions des Nations Unies ?".

"Les communautés chrétiennes du Moyen-Orient auront-elles la possibilité de maintenir dans la région leur présence historique et vitale, ou les chrétiens vont-ils continuer à émigrer?".

"La dimension éthique doit faire partie intégrante de la recherche d'une paix durable au Moyen-Orient. Il n'est pas juste que la population palestinienne vive dans l'humiliation perpétuelle. Il n'est pas juste que des centaines de milliers de réfugiés palestiniens vivent dans des camps depuis près de 60 ans. Il n'est pas juste que des sanctions soient imposées en Cisjordanie et à Gaza à la suite d'élections démocratiques, et que des gens déjà démunis, à Gaza notamment, soient privés d'eau, de combustible et d'électricité. De même, il n'est pas juste que la population d'Israël doive vivre dans la crainte perpétuelle de ses voisins et se trouve obligée de compter sur sa force militaire et sur de puissants alliés".

"Nous devons regarder plus loin que les événements actuels qui font les grands titres pour nous pencher sur les problèmes moraux de la région. Il ne suffit pas de condamner les frappes militaires du Hezbollah si on n'approfondit pas l'histoire des relations du Liban avec Israël et d'autres pays de la région. Il ne suffit pas de condamner l'invasion israélienne au Liban si on ne considère pas la question de l'insécurité fondamentale d'Israël"
.

"Nous devons aussi examiner quelles mesures concrètes prendre pour soutenir les Eglises, nos partenaires œcuméniques et les habitants de la région. Le Programme œcuménique d'accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI) constitue une manière importante d'exprimer la solidarité de la famille œcuménique. Mais nous pourrions en faire davantage (…). Nous devons nous souvenir que toutes les mesures en vue d'assurer la paix dans la justice dans cette région sont aussi des mesures propres à freiner l'émigration des chrétiens".

Il a conclu cette partie de son rapport au Comité central en lançant un véritable appel aux délégués présents : "J'espère que vous entendrez cet appel à faire du Moyen-Orient une priorité, non seulement de nos futures activités de programme mais de tous les efforts du mouvement œcuménique, jusqu'à ce que la paix règne dans la région et que celle-ci abrite des communautés durables qui puissent vivre dans la dignité".

LE MINISTRE LIBANAIS DE LA CULTURE S'ADRESSE AUX EGLISES


"J'ai quitté ce matin une ville de Beyrouth encore en état de siège". C'est ce qu'a déclaré Tarek Mitri, ministre libanais de la culture, qui a été chargé des négociations tenues à l'ONU durant la crise, aux membres du Comité central du conseil oecuménique des Eglises, réunis à Genève. "Or lorsqu'on est assiégés, la visite d'un ami est reçue comme un don de Dieu". Mitri faisait allusion à la récente visite, au coeur de la crise, d'une délégation du COE.


Il se trouve qu'avant d'être appelé à exercer la fonction de ministre au sein du gouvernement libanais, Tarek Mitri a travaillé durant 13 ans comme spécialiste du dialogue interreligieux au sein du COE. Il met aujourd'hui son expérience au service d'un pays qui se considère comme tolérant et pluraliste: "Dans le passé, nous avons connu de sérieuses tensions et des guerres "peu civiles" qui ont divisé les communautés religieuses. Or durant l'attaque récente, malgré des désaccords sérieux, les tensions politiques et intercommunautaires ont laissé place à une solidarité spontanée entre les Libanais." Alors que 150'000 maisons ont été endommagées ou détruites dans le pays, de nombreuses personnes venant du Sud du pays, principalement musulmanes chiites, ont trouvé refuge notamment dans des églises.

Dans son message au comité central du COE, Tarek Mitri a insisté sur le rôle du COE comme "communauté morale exprimant la solidarité non seulement au travers de l'aide humanitaire, mais aussi par l'action politique." Dans cette perspective, il a appelé les Eglises "à faire pression sur les gouvernements, y compris Israël, afin qu'ils relancent le processus de paix dans la région".

Selon lui le Hezbollah, qui était initialement visé par les attaques, sort plutôt politiquement renforcé de la crise. En revanche, la destruction du Liban est d'une ampleur telle qu'il faudra entre dix et vingt ans pour rétablir la situation d'avant juillet. Le gouvernement libanais étudie les recours au droit international pour obtenir des compensations, devant ce qu'il considère comme des graves violations du droit humanitaire international et des conventions de Genève. "Il sera important de demander des compensations, mais la bataille juridique et politique pour les principes de justice le sera tout autant".

Pour le COE, la crise au Liban s'inscrit dans le cadre de la question globale du Moyen Orient. Comme le secrétaire général du COE, le pasteur Samuel Kobia, l'indiquait dans son rapport: "Il ne suffit pas de condamner les frappes militaires du Hezbollah si on n’approfondit pas l’histoire des relations du Liban avec Israël et d’autres pays de la région. Il ne suffit pas de condamner l’invasion israélienne au Liban si on ne considère pas la question de l’insécurité fondamentale d’Israël."
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UNE DÉLÉGATION ŒCUMÉNIQUE AU SOUDAN

Le Conseil œcuménique des Eglises appelle le gouvernement soudanais à accepter les résolutions des Nations Unis.


Le COE décide également d'organiser la visite d'une délégation "composée de représentants d'Eglises et de membres de la communauté islamique" auprès des représentants du gouvernement soudanais.

Le COE s'est depuis longtemps engagé dans la promotion de la paix au Soudan. En mai 2006, il avait affirmé son espoir à la suite des accords de paix et apportait son soutien à la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies prévoyant "la création d'une force de maintien de la paix dans la région".

Le 31 août 2006, l'ONU a autorisé le déploiement d'un contingent de maintien de la paix. Le 4 septembre, le gouvernement soudanais a demandé le retrait de cette force d'interposition de l'Union africaine déjà présente sur place, manifestant par là son désaccord avec la résolution 1706 de l'ONU.

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LA COEXISTENCE PACIFIQUE, FONDEMENT DU FUTUR KOSOVO, SELON LE COMITÉ CENTRAL


Le Conseil œcuménique des Eglises a incité les responsables religieux et politiques à promouvoir le retour des personnes déplacées, ainsi que la coexistence et la réconciliation dans la région divisée du Kosovo, comme un fondement de tout accord à long terme.

"Pour être réaliste, la mise en place d'un Kosovo multi-ethnique et multi-religieux doit commencer par une coexistence pacifique"
. C'est ce qu'indique une note, adoptée par le comité central du COE, réuni à Genève du 30 août au 6 septembre.

Des décisions quant au futur statut politique de la région, une part de la Serbie passée sous contrôle des Nations Unies en 1999 après une période de guerre civile et l'intervention militaire des troupes de l'OTAN, seront prises cette année par la communauté internationale.

Le comité central du COE a également demandé aux responsables religieux de la région de faire leur possible afin "de favoriser la guérison et les relations harmonieuses dans une société qui a été déchirée par la violence, la haine et les conflits". Le COE, en lien étroit avec ses Eglises membres, est invité à veiller au respect des droits humains et à la liberté religieuse au Kosovo.

Après la guerre de 1999, la plupart des non Albanais, notamment une majorité de chrétiens serbes, a quitté la région, et près de 150 églises historiques ont été détruites.

Le comité central du COE interpelle la communauté internationale pour qu'elle offre des garanties permettant le retour de toutes les personnes déplacées suite au conflit, et stimule la coexistence des communautés toujours divisées. De même, il attire l'attention sur les droits des minorités religieuses, en particulièrement des minorités musulmanes, ainsi que la préservation des lieux culturels et religieux du Kosovo.

Depuis le début des années 1990, le COE ainsi que la conférence des Eglises Européennes (KEK) et des agences internationales, encouragent activement les efforts pour la paix et la réconciliation dans cette région.

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VIH / Sida

UN APPEL EST LANCÉ AUX EGLISES POUR JOUER UN RÔLE CENTRAL DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA

Toute personne vivant avec le VIH / Sida devrait avoir accès aux traitements, et les Eglises devraient s'engager à défendre ce droit. C'est ce qu'indique une autre déclaration adoptée par le comité central, laquelle invite également les Eglises à combattre plus activement la pandémie, et à accueillir les personnes séropositives en leur sein.


Les fonds destinés à lutter contre le Sida devraient être distribués par les Eglises parce qu'elles ont un meilleur accès aux populations affectées.

Cet appel a été lancé pendant la réunion du Comité central du Conseil œcuménique des Eglises (COE) par le Révérend Bernard Ntahoturi, archevêque de l'Eglise épiscopalienne du Burundi, lors d’une présentation à la presse de l'initiative œcuménique HIV/SIDA en Afrique (EHAIA).

On s'attend à ce que le Comité central, qui se réunit du 30 août au 6 septembre à Genève, fasse une déclaration concernant les réponses des Eglises face à cette épidémie, affirmant que nous possédons les moyens de lutter de manière efficace contre ce fléau et que les Eglises ont un rôle unique et particulier à jouer.

Le programme EHAIA du COE permet à des Eglises en Afrique d'accéder à l'information, à la formation, aux réseaux et aux soins, il doit aider à traiter le Sida dans leurs communautés.

L'appel de l'archevêque Ntahoturi a été repris par Madame Agnès Abuom, du Kenya, qui a contribué à la fondation d'EHAIA. Elle a proposé que les Eglises participent plus activement à la coordination de l'accès aux ressources disponibles dans les différents pays.

Le Dr Manoj Kurian, directeur de ce programme du COE a indiqué qu'EHAIA répondait aux besoins urgents et les plus immédiats des personnes. Il a rappelé que par l’intermédiaire de ses cinq bureaux régionaux, le COE permettait aux responsables d'Eglises et à leurs communautés de parler honnêtement et franchement au sujet du Sida, aidant à formuler une liturgie et une théologie appropriées, et à proposer des réponses concrètes. Le programme permet ainsi de consolider les énergies disponibles en Afrique grâce à la ténacité, l'amour et la compassion envers les personnes vivant avec le virus du Sida.

Agnès Abuom, ancienne présidente du COE, a ensuite déclaré que par l’intermédiaire d’EHAIA le COE essayait de redonner espoir et courage tout en renforçant le témoignage des Eglises en Afrique. Un des points critiques reste de développer les capacités des Eglises afin de les rendre compétentes dans le domaine du Sida, en indiquant clairement que la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le Sida est contraire à la volonté de Dieu.
L’importance de l’épidémie en Afrique est telle que cela implique de prendre cela en compte dans toutes les questions pastorales et culturelles. Elle a enfin indiqué que ce travail constituait un véritable témoignage de foi, et qu’il fallait continuer à encourager et aider les Eglises à aborder et à travailler sur cette question très sensible.

L'archevêque Ntahoturi a affirmé que les trois principales causes de décès en Afrique - Sida, malaria et conflits armés - étaient parfaitement évitables. Il a lancé un appel aux Eglises comme associées et partenaires, compte tenu de leur capacité à s’adresser et à sensibiliser le peuple, parfois bien mieux que ce que les gouvernements ne peuvent faire.
EHAIA a aidé des Eglises à accepter les personnes vivant avec le Sida comme membres à part entière de leurs communautés. Elles ont pu combattre la stigmatisation en affirmant, «ils sont aussi notre peuple ». Ce programme a également aidé les personnes affectées à garder leur dignité en fournissant des micro-crédits pour les communautés les plus affectées par la pauvreté.

Prince Dibeela Moiseraele, du Botswana profondément impliqué dans la recherche théologique autour du Sida, a confirmé ce que disait l'archevêque Ntahoturi disant que l'Eglise a continué à vivre et à travailler dans toutes les communautés. Il a précisé que le programme destiné aux pasteurs au sujet du Sida leur donnait des qualifications liturgiques et pastorales, confirmant ainsi que la vie et la mort étaient les questions théologiques.
« Comment prêcher un Dieu plein d’Amour au milieu de tellement de souffrances ? ». Il a poursuivi en disant que ce programme cherchait à développer une théologie qui puisse parler de la vie, de la foi et d’espoir.


Les participants à cette réunion ont indiqué clairement qu’à côté de ces nombreux signes d’espoir, de nombreux défis restent à relever, en particuliers les questions liées à l’extrême pauvreté, au respect des droits humains ainsi que l’accès aux soins pour les personnes infectées, précisant que même dans des pays disposant de bonnes capacités sanitaires, des problèmes demeurent compte tenu du nombre important de personnel soignant infecté par la maladie.

L'initiative œcuménique Sida en Afrique a été mise en place en 2002 comme un projet commun aux Eglises africaines, les Eglises membres du COE et soutenu par les Eglises d’Europe du nord.

06/09/06


Source: Conseil oecuménique des Eglises (COE)

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