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EEMNI - 09.11.2005   Retour à l'aperçu

A l'origine du méthodisme: Réchapper à un incendie a marqué la vie de Wesley

[Credits] par John Singleton

Le Vieux Presbytère (Old Rectory) d'Epworth (Angleterre), la maison où John Wesley passa son enfance, fut détruit par un incendie en 1709 et rebâti par la suite.
La gravure montrant cet événement dramatique et le sauvetage du petit "Jacky", tel qu'on le surnommait, par une fenêtre de l'étage supérieur du presbytère en feu illustre un moment marquant de la vie de John Wesley. Cet incident dramatique incita sa mère Susannah à appeler son fils, en termes bibliques, "un tison retiré du feu" - quelqu'un que Dieu a sauvé en vue d'une tâche très particulière.

Cette conviction a porté le fondateur du mouvement méthodiste tout au long de sa vie, car il sentait la main de la providence sur lui.

Selon le récit traditionnel de l'incendie du presbytère d'Epworth, les membres de la famille Wesley furent réveillés peu avant minuit, le 9 février 1709, par le feu qui avait pris dans le toit de chaume de l'habitation et la fumée qui envahissait la maison. Samuel, le père de John Wesley, sa femme et les serviteurs poussèrent les enfants vers le bas puis dans le jardin, où ils constatèrent l'absence de l'un d'entre eux, le jeune Jacky - le second de leurs trois fils à ce moment là. Le pasteur tenta à plusieurs reprises de retourner dans la maison, mais il fut repoussé par les flammes.

A ce moment-là, sur un arrière-plan de feu, une petite silhouette apparut dans le cadre d'une fenêtre de l'étage du haut. S'étant réveillé, Jacky s'était trouvé tout seul dans la maison, avec les solives brûlant au-dessus de sa tête. A tâtons, il chercha à gagner le sommet de l'escalier, mais on ne pouvait plus y passer. Il était pris au piège, mais il semble qu'à ce moment-là déjà, Wesley savait garder la tête froide en temps de crise. Il tira une commode vers la fenêtre de la chambre à coucher, y grimpa et quelqu'un dans la cour l'aperçut.

Les personnes cherchant à le secourir n'avaient pas le temps de chercher une échelle et la situation du garçon semblait désespérée. Puis quelqu'un eut une idée: appelant un camarade à le suivre, il courut vers la maison. L'un des deux monta sur les épaules de l'autre et bien qu'ainsi, ils ne pussent atteindre que le rebord inférieur de la fenêtre, ils réussirent à sauver l'enfant. Un instant plus tard, le toit du presbytère s'effondrait.

La famille Wesley avait tout perdu et fut sans abri jusqu'à ce que le presbytère fût reconstruit, mais peu importait, puisque tout le monde était sain et sauf.

Près de 200 ans plus tard, un complément d'information relatif à l'épisode de l'incendie du presbytère apparut dans un numéro de 1903 de l'hebdomadaire britannique Methodist Recorder. Une dame Rowson, de Taylor's Falls, Chicago, veuve du pasteur méthodiste épiscopalien A.E. Rowson, écrivit au siège du Recorder à Londres. Se référant à un article précédent sur Epworth, sa note disait:

"Tout l'article m'a intéressé, mais j'ai particulièrement remarqué la phrase relative au sauvetage de John Wesley hors du presbytère en feu, phrase disant: "Les noms de ces deux hommes auraient dû passer à la postérité, car qui peut mesurer le bénéfice qu'en a reçu l'humanité ?

J'ai l'honneur de vous informer que je suis une descendante de l'homme qui était sur les épaules de son camarade et qui a pris le garçon de la fenêtre de la maison en feu. Mon vénéré et honoré père (feu William Kirk, de Retford, comté de Nottingham) est né dans un village de l'île d'Axholme, à juste quelques miles d'Epworth et cet homme, dont le nom était Clark, était son arrière-arrière-grand-père".


Ainsi, c'était là l'homme qui avait, littéralement, retiré le tison du feu.

L'importance que Wesley lui-même attachait à cet événement apparut clairement en novembre 1753 quand, à l'âge de 50 ans, il tomba malade et crut qu'il allait mourir de consomption. Il alla jusqu'à rédiger le texte de l'inscription qu'il souhaitait voir placée sur sa pierre tombale:

"Ci-gît le corps de John Wesley, un tison retiré du feu, décédé de consomption dans sa cinquante-et-unième année et ne laissant, après paiement de ses dettes, pas dix livres; priant Dieu, sois miséricordieux envers moi, un serviteur peu fructueux ! "

Heureusement, Wesley retrouva la santé et vécut encore pendant 37 ans, accomplissant bien des choses en tant que "tison retiré du feu".


Source: Service de presse évangélique méthodiste (UMNS)

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