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EEMNI - 18.01.2005   Retour à l'aperçu

==>ÉTATS UNIS, WASHINGTON : UN MISSIONNAIRE ET DES ORPHELINS SURVIVENT AU TSUNAMI — UNE FAMILLE PLEINE DE RECONNAISSANCE<==

[Credits] *Melissa Lauber

"La mer vient !"

Ces paroles hantent Diyana Sanders, membre de l’Église Evangélique Méthodiste de Gaithersburg, Md. Un orphelin leur parlait du Sri Lanka à 8 h 45 le 26 décembre, au moment où l’un des tsunamis les plus terribles de l’histoire s’approchait de l’orphelinat où travaillait le frère de Diyana, Dayalan Sanders.

Cette journée tragique — avec son lot de 150,000 victimes au moins — était aussi une journée de miracles. Pour la famille Sanders, un tel miracle est survenu à l’orphelinat.

La soeur de Diyana, Kanya Sanders Gunaratnam, également membre de la même église, raconte l’histoire.

C’était le lendemain de Noël l’Orphelinat des Samaritains à Navalady, sur la côte orientale du Sri Lanka. Dayalan, missionnaire dans sa patrie, revoyait le sermon qu’il allait adresser aux quelque 28 orphelins, quand deux employés alertaient sa femme que quelque chose n’allait pas.

"La mer vient !" Il a entendu crier des filles. Il a réagi immédiatement et dans moins d’une minute réuni plus de 30 personnes et les a serrés dans un bateau qui ne comprend normalement que 15 personnes.

L’eau montait. Et fait surprenant, le moteur du bateau a démarré au quart de tour.

"C’était Dieu," a dit Diyana. "La main de Dieu était partout à l’oeuvre."

Spécialement, dit-elle, quand Dayalan a décidé de ne pas essayer de dépasser le tsunami, mais de virer et de faire face à la vague.

Kanya continue son récit. La mer était tonitruante et noire. L’eau détruisait des bâtiments autour de Dayalan et de son groupe. Des gens les suppliaient de leur venir en aide. Le groupe de Dayalan était en mesure de sauver un homme, mais n’avait pas de place dans le bateau pour en sauver d’autres.

Les enfants pleuraient et priaient, "Ô Dieu, aide-nous." Dayalan s’est rappelé le verset d’Esaïe 59.19 : "quand l’ennemi viendra comme un fleuve, le Souffle du Seigneur le mettra en fuite."

Il a fait face aux vagues, qui, en l’espace de quelques secondes, sont montées à plus de 20 pieds et leur a donné l’ordre de s’arrêter au nom de Jésus, précise Kanya. Son frère croit que les vagues se sont figées un instant, dit-elle.

Le bateau a réussi à atteindre le rivage opposé, la ville de Batticaloa. Dayalan, sa femme et les orphelins restent là avec des amis et essayent de louer une maison.

Une fois que le tsunami a baissé d’intensité, Dayalan a visité l’orphelinat. Il a observé les dégâts causés par le tsunami ; il en a pleuré. Sa mère, Kamalan Sanders, a dit qu’en plus il a aussi poussé un cri.

Lors de sa dernière visite, il y a quelques mois, les fleurs de l’orphelinat avaient partout fleuri, dit-elle. "Alors qu’on est en paix, on a l’impression qu’une guerre civile vient d’avoir lieu dans le pays," a-t-elle dit. La télévision montre maintenant dans des reportages des cadavres sur les places de jeux.

Tout en regrettant de ne pas être avec Dayalan, les membres de sa famille dans le Maryland expriment leur amour en essayant de collecter 400 000,00 $ pour la reconstruction en plus grand de l’orphelinat.

Les fonds arrivent de partout…

Tristes, craintifs mais résolus, la famille Sanders est reconnaissante à Dieu que Dayalan, sa femme et les orphelins aient échappé au tsunami, déclare Diyana.

Le tsunami a frappé une douzaine de pays autour de l’océan Indien et le Sri Lanka est un des secteurs les plus touchés.

La mère de Dayalan ajoute : "les cœurs sont maintenant brisés, mais Dieu va les guérir."


*Lauber est rédactrice associée du journal UMCONNECTION à la Conférence de Washington/Baltimore.

Le 10 janvier 2005


Source: Service de presse évangélique méthodiste (UMNS)

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