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EEMNI - 13.08.2005   Retour à l'aperçu

France, Paris: enfants en rétention - La « lutte contre l’immigration irrégulière » ne souffre plus d’état d’âme selon la Cimade

[Credits] La Cimade, service oecuménique d’entraide, est constituée d'un réseau d'équipiers qui se consacrent à l'accompagnement des étrangers migrants, en voie d'expulsion, demandeurs d'asile ou réfugiés, et à des actions de solidarité internationale. L’organisation alerte l’opinion publique quant au sort imparti en France aux enfants en situation irrégulière: ils sont placés actuellement en zone de rétention. Voici les termes du communiqué.

Après vingt deux jours de rétention au centre de Bobigny, Madame D. et ses trois enfants ont été remis en liberté aujourd’hui après une dernière tentative d’éloignement par la préfecture d’Eure et Loir.

La veille, c’est la préfecture du Morbihan qui a envoyé une femme avec son enfant de deux mois au centre de rétention de Bobigny. Ils ont été libérés parce que l’enfant est français !

A cette heure, deux jeunes femmes avec chacune un bébé de trois mois sont au centre de rétention de Bobigny, placés par la préfecture du Loiret. L’une vit en concubinage avec un étranger titulaire d’une carte de résident et attend la célébration de leur mariage, l’autre vient de fuir le foyer conjugal.

Depuis l’instauration d’objectifs chiffrés en matière de reconduites à la frontière, qui rappelons-le, concernent des personnes, nous n’avons jamais rencontré autant de familles, d’enfants, de femmes enceintes ou de personnes malades dans les centres de rétention.

La Cimade redit que la place des enfants n’est pas en rétention administrative.

En effet, les enfants sont protégés contre l’éloignement du territoire : ils ne peuvent faire l’objet de mesures forcées de renvoi.

L’enfermement des personnes qui font l’objet d’une procédure d’éloignement n’est jamais une obligation, mais une simple possibilité.

La présence d’enfants devrait appeler le recours à d’autres alternatives.

La Cimade demande la remise en liberté de toutes les familles actuellement placées en rétention administrative et que des dispositions proscrivent ces pratiques dans le futur.

12 août 2005


Source: cimade

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