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EEMNI - 12.08.2004   Retour à l'aperçu

Malaisie, Kuala Lumpur: les défis à relever par la commission de Foi et Constitution selon son président David K. Yemba

[Credits] Garder le cap vers l’unité visible, rendre son travail plus significatif pour la vie des Eglises et les aider à surmonter la tentation du repli identitaire, tels sont les trois grands défis pour la commission de Foi et constitution, à l’aube du 21ème siècle, selon son président, le pasteur méthodiste David K Yemba.

Dans son message à la commission plénière, qui se réunit à Kuala Lumpur, Malaisie, du 28 juillet au 6 août 2004, le pasteur Yemba a partagé sa vision des opportunités et des défis qui se présentent à Foi et constitution, au tournant de deux siècles, «un moment stratégique dans l’histoire de l’humanité et donc aussi dans celle du mouvement oecuménique».

Rappelant à la commission son rôle de «forum en vue du débat théologique», le pasteur Yemba a déclaré que le premier défi qu’elle avait à affronter consistait à conserver «l’accent principal mis sur le but de Foi et constitution: appeler les Eglises à marcher ensemble vers leur unité visible», en se gardant du «risque d’en rester à une discussion purement académique, aux résultat pratiques inexistants».

Dans la même perspective, le second défi découle du thème de la rencontre: «Accueillez-vous les uns les autres comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu (Romains 15,7)». Selon le pasteur Yemba, «le thème lui-même est un appel à faire en sorte que le travail de Foi et constitution devienne plus significatif pour la foi, la vie et le témoignage des Eglises» engagées dans le mouvement, «au delà d’une convergence qui se limite aux documents».

Quant au troisième défi, il est lié au fait que, malgré que les Eglises de l’hémisphère Sud croissent au point que l’on puisse dire que «le futur de l’Eglise de Jésus-Christ se trouve par excellence dans le Sud”, les «Eglises mères» de l’hémisphère Nord continuent d’exercer sur elles une influence confessionnelle excessive. Selon le président de la commission de Foi et constitution, «le confessionnalisme est l’un de grands obstacles sur le chemin des Chrétiens et sur celui des Eglises».

Le pasteur Yemba a également souligné que, à la fin d’un siècle qui «a offert des possibilités inégalées de rencontres entre Eglises», le «travail de Foi et constitution et ses nombreuses études ont largement contribué à ce que les Eglises fassent un pas en avant dans leur partage». «Cela nous a appris à vivre et à grandir dans l’unité, dans un monde en mutation», a-t-il affirmé.

29 juillet 2004


Source: Conseil oecuménique des Eglises (COE)

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