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EEMNI - 17.10.2003   Retour à l'aperçu

Afrique du Sud: les églises africaines indépendantes et leurs lointains liens avec le méthodisme historique

[Credits] Courrier International évoque dans édition du jour la rapide croissance des Eglises africaines indépendantes en Afrique du Sud mêlant allègrement le christianisme et les traditions locales. Inutile de dire que le syncrétisme n'est pas de aloi dans une perspective chrétienne. Le journal cite enfin le lien de ces nouveaux mouvements religieux avec le mouvement méthodiste. Voici un court extrait de ce document:

Les Eglises africaines indépendantes (AIC), mélangent les traditions du continent et les croyances chrétiennes.

"L'AIC représente l'émergence d'une nouvelle identité africaine qui recouvre à la fois les pratiques culturelles traditionnelles et modernes", commente Dawid Venter, auteur d'une étude sur la montée des AIC.

Les AIC ont trouvé leur origine dans diverses scissions parmi les églises des missions. Nehemiah Tile, un prêtre de l'église méthodiste de Wesley qui s'est fait l'apôtre de l'indépendance du peuple Thembu de langue Xhosa, a été le premier de ces "dissidents" en Afrique du sud.

Le prêtre franchit le pas en 1884 en offrant un boeuf lors de la cérémonie de circoncision d'un chef tribal.

"L'église n'apprécia pas spécialement ce geste, et il partit donc, mais continua d'observer une stricte théologie méthodiste tout en respectant un fort nationalisme Thembu, et ce fut la première église indépendante", explique le professeur Swanepoel.

Les célébrations religieuses de l'AIC sont enjouées et peuvent se prolonger toute la nuit avec une préférence pour le chant plutôt que les sermons.

"Les Africains sont de puissants êtres spirituels. Ils s'entr'aident énormément, ils sont à l'écoute des besoins du peuple et y répondent et observent de manière absolue une politique de partage", poursuit François Swanepoel.

Ainsi, explique-t-il pour illustrer ses propos, "il a fallu expliquer lors des cours de formation ce qu'étaient orphelinats et maisons de retraite, car dans les cultures africaines ni les uns ni les autres n'existent: on prend tout simplement les gens chez soi".

17/10/2003


Source: Courrier International

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