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EEMNI - 02.01.2003   Retour à l'aperçu

Norvège, Oslo: en ouvrant un café, l'Eglise s'ouvre à son voisinage

[Credits] Par Kathy L. Gilbert*

Quand la pasteure Hilde Marie 0greid a entendu dire que 1,200 étudiants de l'Université allaient s’installer dans le voisinage, une idée a effleuré son esprit.

0greid est pasteure de l'Église Evangélique Méthodiste Immanuel, une église située au coeur d'un quartier ouvrier à Oslo, Norvège. Quand elle a entendu parler de la construction à proximité d'Oslo par l'Université d'une cité universitaire dans le quartier, elle a réfléchi à la manière dont l'église pourrait entrer en contact avec les étudiants.

Pour 0greid, l'idée d'un café rejoint parfaitement les attentes de l'église, du voisinage et des étudiants.

Elle a mis en place un comité, convaincu les membres de l'église d'apporter leur contribution et leur soutien au projet et s'est immergée dans "la culture des cafés. En conséquence, le café "be" fut ouvert à côté de l'église et est devenu le lieu de rencontre favori du quartier.

Plusieurs explications au nom de ce café: Bj0lsen est le nom du quartier, Bergens Gata est le nom de la rue et "be" en norvégien signifie prier, explique-t-elle.

Tout semblait se mettre en place, ajoute-t-elle. Un magasin de vidéos tout juste placé à côté de l'église venait de perdre son bail et l'église avait reçu un don d'un membre âgé.

"La culture des cafés commence seulement démarrer en Norvège et elle est particulièrement populaire pour la tranche des 20 à 40 ans," dit la pasteure.

Avec un doux sourire, elle dit: "Nous amenons l'église aux gens."

La jeune femme porte de longs cheveux bouclés, rouges; 0greid ne ressemble pas "à un pasteur typique." La dame de 28 ans est de permanence au café tous les mardis de 10h à midi juste pour parler aux personnes qui entrent dans le café.

Elle a commencé par porter le col de clergiman, mais elle a bientôt constaté que cela intimidait les gens. "Personne n'allait me parler," dit-elle avec le sourire. Elle porte juste sur ses vêtements le sigle du café b. Elle nettoie les tables, lave des plats, prépare le café et se rend généralement disponible à tous les clients du café.

"Je pense que le fait que je sois jeune m'aide et que je ne ressemble pas au 'mythe pastoral' que la plupart des gens portent en eux-mêmes. Cela prend beaucoup de temps et de patience. J'ai juste fait savoir aux gens que je suis ici à leur disposition, au cas où ils ont besoin de parler avec quelqu'un."

De jeunes mères avec des enfants en bas âge sont devenues parmi les plus fidèles clients du café b.

"Nous n'avons pas pensé aux jeunes mères, quand nous avons avons mijoté le projet du café, mais elles ont fait du café leur foyer," dit-elle. De jeunes mères avec des enfants en bas âge dans des poussettes se rencontrent au café pour converser et partager avec l'un ou l'autre la plupart des matins.

"J'ai déjà vu entrer ici à la fois 24 poucettes d'enfants," précise 0greid.

L'après-midi et la nuit, ce sont de jeunes adultes qui fréquentent le café. L'église a démarré un culte le dimanche soir une fois par mois au lieu du traditionnel culte fixé à midi de façon à être plus accessible aux étudiants. Des groupes de jazz jouent au café les autres jeudis soirs.

"Le café était un investissement énorme pour notre petite église," explique 0greid. "C'est notre but que le café ait une gestion équilibrée." Le café a un employé à plein temps et trois employés à temps partiel.

"Le Café b est un lieu calme; les gens qui y entrent se détendent," dit la pasteure. "Nous vivons la diakonia dans le plein sens du terme en rencontrant les gens où ils sont."

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Le 25 novembre 2002


*Gilbert est journaliste dans l'Agence de presse évangélique méthodiste


Source: Service de presse évangélique méthodiste (UMNS)

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