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EEMNI - 28.01.2002   Retour à l'aperçu

Résoudre en commun les problèmes globaux: le Conseil de la FEPS est en faveur de l'adhésion de la Suisse à l'ONU

[Credits] Pour le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse FEPS, il est faux d'opposer le droit à l'autodétermination et l'appartenance à une instance globale. Partout dans le monde, les Eglises oeuvrent pour des valeurs telles que la paix, la justice et la sauvegarde de la création. L'ONU poursuit des objectifs semblables. Les Eglises se prononcent donc en faveur de l'adhésion de notre pays à l'ONU.

Depuis longtemps, les Eglises forment un réseau international

Pour les protestants, l'Eglise existe en premier lieu au niveau de ses communautés locales. Cependant, pour faire partie de l'Eglise, une paroisse doit appartenir à l'Eglise universelle de Jésus Christ. Loin de s'opposer, la réalité locale et universelle de l'Eglise sont plutôt complémentaires. Pour la FEPS, il est naturel de collaborer avec des partenaires dans le monde entier: les organismes d'entraide comme l' EPER et «Pain pour le prochain» acheminent de l'aide provenant de Suisse partout où l'on en a besoin. Depuis longtemps, ils coopèrent avec des organisations situées dans d'autres pays. Les Eglises protestantes ne se demandent donc pas ce qu'une adhésion de la Suisse à l'ONU pourrait leur apporter, mais ce que nous pouvons apporter à la communauté internationale.
Dans le document «Message des Eglises» publié avec la Conférence des évêques suisses à propos de l'avenir social et économique de la Suisse, le Conseil de la FEPS s'est engagé en faveur d'une participation active de la Suisse à l'ONU*.

S'attaquer globalement aux problèmes mondiaux

Les biens de ce monde sont injustement répartis. Partout, la mince couche de vie de notre planète est polluée, surexploitée, voire détruite. Les efforts de chaque pays pour combattre ces dangers ne sont réellement significatifs que dans la mesure où tous les pays coordonnent leurs initiatives. Nous appartenons à la minorité d'êtres humains qui vivent dans le bien-être. Cela comporte l'obligation morale de participer aux efforts conjugués de la communauté internationale pour compenser les inégalités et protéger la vie menacée.

Le défi de la paix: concilier des avis divergents

A l'assemblée générale de l'ONU se rencontrent les nations du monde entier. Il n'existe pas d'autre forum comparable qui se consacre à la politique internationale avec pour objectif déclaré de créer un monde où règne la liberté de croyance et de parole, sans crainte et sans privation. La neutralité n'est pas un but en soi, mais une contribution à la paix mondiale. Elle est efficace par la mise à disposition des «bons offices» dans le domaine diplomatique et politique. Les pays neutres peuvent eux aussi collaborer politiquement avec l'ONU. Il suffit de penser aux exemples de pays membres de l'ONU comme l'Autriche, l'Irlande, la Suède ou la Finlande. Construire la paix, c'est savoir travailler avec des interlocuteurs qui soutiennent des avis divergents.

La participation responsable: une valeur-clé

L'éthique protestante s'articule notamment autour de la participation active des citoyens aux institutions locales, nationales et globales, de leur engagement dans les débats de société et de la recherche de solutions. Le Conseil de la FEPS considère la participation comme un critère fondamental, et soutient de ce fait l'adhésion de la Suisse à l'ONU en tant que communauté des nations. Car si l'ONU n'existait pas, il faudrait l'inventer afin de trouver des réponses appropriées aux problèmes de dimension mondiale.

*Cet engagement commun s'exprime également dans la brochure intitulée «Les Eglises et l'ONU».

21 janvier


Source: Conseil de la sek-feps

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